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Intro :
Devant la profonde détresse des apprentis cornacs, nous vous proposons de vous présenter une série de recommandations à même de vous éclairer sur le sentier de la connaissance du trail-teuton. Devant l'ampleur de la chose nous ne pouvions assumer seuls cette redoutable tâche. Aussi avons nous fait appel au plus grand pédagogue connu à ce jour, c'est à dire la fine fleur de la campagne normande de ST PARA-les-VERTS: à savoir l'inspecteur principal Alexandre-Benoît-BEMUWIER. Ce policier émérite, aujourd'hui retraité, est un grand spécialiste des BMW trails, il possède d'ailleurs une R68 STD de 1953. ![]()
I - LE CHOIX :
L'important pour notre mentor ès GS est de ne pas se tromper, voici ses conseils avinés: « Salut bande de truffes, y'a l'RV qui me tanne d'puis des s'maines, pour que j'vous affranchisses sur mon espèrience de BMviste. Le plus important c'est d'pas s'cailler la laitance pour pouvoir jouïr d'sa ronfleuse, et avec les quèques conseils que j'va vous donner ça s'ra du v'lour, espères! D'abord faut êt' sûr que c'est ben un' GS qui t'faut, pasque déjà qu't'es pas plus dégourdis qu'un vigile de chez PRISU, si en plus tu t'gourres d'bécane, j'te dis pas. Faut savoir qu'une GS c'est pas l'outil du premier cav' v'nu ( j'te parle pas d'la bagnole d'retraité du quai d'Javel), alors v'la les questions "Q"à t'poser avant de t'trainer chez le con-cessionnaire d'ton quartier: -Tu les préfères belles que bonne baiseuses? -Crains-tu qu'les mômes t'jètes des pierres au lieu de d'mander un tographe? -Acceptes-tu de rouler avec une meule de poulagat? -Aimes-tu arpenter les chemins d'campagne, histoire de m'ner une frangine au radada champêtre? -Est-ce tu carbure au Clos Vougeot plutôt qu'au KIRAVI, pasque côté artiche faudra assurer? Si t'es dans l'moule tu partiras en chasse de la GS de tes rêves. C'est l'moment d'passer chez l'fleurisse pour ram'ner des fleurs à bobonne, car ce soir y aura discution d'vant la tévé (t'évit'ras LOFT SCORIE, pasqu'autrement sinon è risqu' de pas t'écouter...). Si par cas t'es une rombière ou pédoque, même chose sauf qu'tu remplaceras les fleurs par une pipe. ![]()
II - ACHAT D'UNE MOTO NEUVE :
« Salut la coterie, M'en va vous causer d'un truc very important maintenant, alors on est prié de sortir le doigt du nez, et d'arrêter de s'gratter les valseuses, pasque déjà que vous avez les méninges qu'ont plutôt tendance à faire du sur-place, j'ai pas envie d'faire des scéances de ratrappage, vu ? La question du jour c'est l' acquisition du tréteau, qui enfin fera d'toi aut'chose qu'un motard de square, à savoir un vrai GSiste. Au prélavabe, y faut savoir c'que tes moyens t'permettent, côté tunes (pasque côté matière grise, y a que Lourdes, espère!). Comme t'auras à faire logiquement à quéqun qui voudra t'fourguer une péteuse pas forcément pour t'faire plaisir. T'as intérêt à t'préparer au marchandage en ayant du biscuit. Plus tu s'ras au parfum, moins tu te f'ras pigeonner. Tu vois d'abord les disponibilités, c'est le moment d'visiter la grands mère dans sa maison d'rtaite pour des fois qu'tu puisse lui soulager quèques EUROS (bé oui, comme elle est resté au anciens francs, elle s'rendra pas compte.). Si t'as des mougingues prépares les aux réductions bugétaires côté Père Noël, quant à ta bourgeoise, spliques lui qui faudra faire dans l'frugal pour l'anniversaire d'maridage.Bon après, va faloir aller faire du gringue au banquier en commençant par l'évocation d'un placement futur, ça les décrispe, n'après tu y d'mande de t'financer l'achat de la péteuse à croum pour des raisons fiscales, ça fait riche. Si y t'branche sur ton découvert incurab' dis y qu'tu vas promotionner dans ta boite avec grosse rallonge, ça sensibilise. Ca y est t'es paré? Alors nacht le dealer d'Mamouth Bavarois... Surtout faut savoir que là où tu vas y a des règues à savoir: -Le seul interrêt qu'tu représent' c'est d'casquer. -Plus on t'vendra cher, plus y auras d'marge pour la boutique. -Plus vite tu s'ras livré, plus vite y touchera sa com. le maquignon. -Le choix d'la meule qui compte, c'est celui qui correspond aux 'bjectifs du conç. -En s'moment y veulent vend' du C1, gaffe d'vnir avé ton casque. Avant d'rentrer dans l'bouclard, y s'ra bon de t'munir de quèques éléments: -Des catalogues de VARADERO, TIGER ou CAPONORD, ça exite. -Une jolie gonzesse, ça inoptise (si par cas c'est ta régulière, oublille pas de m'donner son numéro d'portab'.) -Sous ton cuir t'aura mis un' chmise avec la cravetouse, ça fait sérieux -Fait toi prêter la ronfleuse d'un pote, style Ducat ou RSV, ça fait riche et affranchi, styl' mec qui en à marre des Gayssotises staliniennes. Pasqu'avant tout faut savoir que si tu veux refiler ton actuel tas de boue, l'vendeur s'ras désagréab, qu'il vaudra mieux t'en débarrasser par toi même, tu dois pas ête le seul cave à êt' capabe de s'faire r'filer une merde de c't'accabit. TRES IMPORTANT, faut pas qu'le camelot y retapisse ta passion pour la GS, faudra faire dans l'indécision jusqu'au bout. Tu f'ras l'mec qui pourquoi-pas-t'une-BM-après-toute, tu laisse le mec t'présenter le panzer et demande un essai, manière de dire qu'tu connais pas. Il faut parler chiffre le plus tôt possible, ça culpabilisera le loufiat, de toutes façons si ça s'trouve tu connais mieux la GS qu'lui. L'essai: ais l'air malalaise en selle, comme si tu trouvais pas tes marques et décolles pépère, tu pars pas trop longtemps et tu reviens en faisant la gueule. A c'moment, le refilleur va vouloir s'rend' compte si t'es ferré: fait ta mijorée, mais montre toi interréssé quand même. L'important c'est que t'assaisonne sur les défauts nottoires des BMW, à savoir, la commande de boîte, les commodos chinois, ou encore les réactions inhabituelles: ABS,Telelever... Là tu d'mande les possibilités coté options et coloris, et tu fais établir la douloureuse, et pendant qu'y cause, tu sort ta calculette et tu prends des notes sur la doc du VARADERO avec l'attitude d'un chef des achats d'chez LECLERC (style contrôleur des fraudes.). Normalement, si t'as bien joué, y va t'proposer un geste style carte grise, montre toi silencieux, car le maquinion f'ras tout pour t'laisser parler manière que tu t'la vende tout seul. Pendant c'temps la faut que mémère aille trainer du coté des tenues cuir et casques, manière d'faire baver l'assistance sur de gros achats futurs. Après que l'mec soit en vol stationnaire, tu balanceras tes objections du style: "Oui, pourquoi pas une BMW, mais je crains d'être un peu au-dessus du budget, vous êtes chers..." Là y va t'faire le numéro BMW, qualité, revente et tout le toutim. Là tu agresse un poil sur les problêmes de fiabilité des boxer, en parlant de ton copain qu'a fait 90000km en deux ans sur VARADERO sans problêmes. Normalement, l'gars devrait cracher au bassinet, d'autant plus que tu lâcheras du lest côté options coloris et délai. En oubliant pas de dire que HONDA a une VARA dispo, d'la couleur qu'tu veux, et qu'y t'offre le top-case. Si ton terlocuteur va chercher l'tôlier t'es sur la bonne voie, y va t'la jouer autorité, n'alors tu dis qu'tu vas réfléchir et qu'tu repassera, attrappes ton casque et appelle la frangine comme quoi c'est l'moment d'plier les gaulles. C'est à c'moment là que l'tôlier va abatt' son jeu, et t'faire l'ultime propose. N'à c'instant tu fait le mec sensibes aux efforts, tu demande l'accord de ta compagnatrice (qui évitera d'sauter au plafond) et du dit banco. Tention aux pièges tarifaires, style frais de mise en route c'est pas légal, l'tarif clés en mains doit les contenir. Penses à faire tout noter sur le bon d'commande, notamment le prix WW et carte grise compris, et surtout la date limite de livraison. Voilà t'as pus qu'à attendre la livraison et acheter le Champ pour aroser Frida avec les potes... » Deux mots de complément: nous laissons au gros la responsabilité de sa démarche, toutefois il y a 2 ou 3 trucs à savoir: -Un conç. a une marge qui tourne vers 10% mais il engrange des primes d'objectifs de vente. -Il doit commander les machines trois mois à l'avance quant au choix du modèle, deux mois pour les options, 1 mois pour la couleur. Il préfèrera donc toujours vendre une machine prévue, plutôt que d'en commander une à la carte. -Il a parfois des intérêts à immatriculer les véhicules dans une ériode donnée. ![]()
III - LE CHOIX D'UNE OCCASE :
Nous avons demandé au gravos de nous prodiguer également ses conseils sur l' achat d'une GS d'occase. Cette aproche, parfois originale, est de notre point de vue applicable à d'autres types de machines pourvu que ce soient des GS, cependant laissons à Bému la responsabilité de ses propos. « Bon j'sais bien qu' y a pas que des aspirants cornacs à l'abri du pognon, et pis y'en a qu' Bobonne restrictionasse côté ozier, alors y faut rabattre sur du "déja servi" et reporter à plus tard l'inquisition d'une pucelle de premiere main. L' important c'est d'choisir dans la Paulette des modèles passés la GS qui colle au buget, j'ai déja causé d'la philosophrie des différents types, un petit rappel s'impôse au bleu-bite que t'es sur les 80, 100, 1100 et 1150, y a aussi les 65 rarissimes dans la patrie d' Michel Audiard, et la F650 qu'est une BM qu'en a pas l'R: -D'abord y a la R80G/S, celle là c'est la preumse, pour certains, la seule, la vrai, c'est actuellement la moins chère, quoique la mille risque de passer en dessous de c'qui faut bien appeler n'un colecteur. T'en trouveras ent' 1 brique et demi pour des pas fraiches à bichonner et 2 briques et demi pour des belles filles. C'est une bonne ronfleuse, nerveuse légère et vive n'avec un bouilleur hyper souple, seulement avec 50 bourrins, t'auras pas b'soin d'une combinaison "anti-Gel"(anti-G ndr) n'avec 170 maxi. Si t'as des émeraudes au fion, la selle te semblera raidasse et tu risque au bout d'cent borne d'avoir la démarche matinale d'une brésilienne du bois. Côté tenu d'parquet, c'est le glingue à HINAULT et les p'tits chemins alcooliques (bucoliques ndr) te tendront (de veau) les bras, à faire suer les cornacs suiveurs. En revanche l'abscence d'ABS n'est pas gênante, celle des freins plutôt. Avec ça t'évitera les toroutes où tu risqueras de t'faire chier (140 de croisière). Côté fiabilité, c'est béton si tu surveilles tes niveaux, y peut rien arriver d'fâcheux, par cont' côté tisane faut compter dans les 8 lit' (le bidon est un peu p'tit, pas grave cause mal au cul) et faut du pétassium sinon tu vas ravager les cardinaux (Bému veut parler de sous-papes ndr). -N'ensute t'as les milles qui s' dealent ent' 2 et 3 briques et n'un peu plus pour les modèles à pare-buffle et les "tantouzes" (Paris-Dakar?Ndrv). C'est la 800 méliorée avec 10 bourrins d'mieux, une selle pour gros-culs et des suspattes plus mieux, le frein de d'vant est plus grand mais t'arrachera pas les mirettes du cigare. Elle a un peu plus d'allonge que la 800 mais c'est pas le "t'es givré" espère! Joueuse sur les routes véroleuses (viroleuses ndr) elle t'permettra t'enrhumer les kékés en GSXR1ZXRR, et de t'faire payer des pots par des parieurs présompteux. Côté santé de la bête, attention au paralever, qui quand l'ammorto fait sa ménopause, peut travailler en couille et s'mettre dans l'sac (en plus c'truc c'est comme s'taper un rassis devant la lourde du boxif, ça sert à qu'dalle). Sinon ça tête comme la 800 (SP95) avec 10 bornes de mieux croisière et maxi. Les modèles carénés sont mieux présentés et protègent mieux, mais gaffe, c'est déjà plus lourdingue. -Après c'est la révolution, la bête à cornes-nacs, la gravosse la 1100 (xiste en 850 sans intérêts moins d'watts même poids.) celle qu'tu pourra em'ner su la terre surtout si c'est goudronné, n'en fait on change d'r'gisse et c'est pas mal non pus pour entre 3 et 5 briques. Gros poumons tu peux porter Bobonne (même format Berthaga!) et sa garde robe su les 5 incontinents. Voyageuse sûre et confortabe, à part les bourbiers techeniques elle te mèn'ras partouze. Des freins de métro n'avec souvent l'abbesse pour pas t'vautrer-si-l'aut-con-devant-pile-cause-la-radasse-en-jupette-sur -l'trottoir, n'avec quoi tu roule en sécurité. Côté perf c'est copieux : 195 à donf, coisière 160 et même plus. Là où c'est pas terribe, c'est côté bas Régine, n'où sa pioche dessous 2500 tr/mn et niveau boîte qui doit v'nir de chez MC CORMICK (lente et bruyante, pire que les 80 et 100.), côté trains le téléveure est un bon truc qui plonge peu au freinage et la paraleveure de derrière l'fais bien. Seul'ment tout ça c'est bien lourd et bien haut, pas la péteuse pour Pierral Saharien. Pour la fiabilité, on a vu mieux chez les teutons: des fuites d'huile un peu partout, façon NORTON ATLAS, des trucs qui prennent du jeu, d'aut' qui grippent, brèfle à accompagner d'un entretien vigilent, sinon en principe y a rien qui casse avant longtemps, c'est déjà pas mal. Un truc chiant peur-être c'est, compte tenu d'la complessité du zinzin et d'la multitude d'réglages, les cornacs ont tendance à s'cailler la laitance sur les bons réglages, les bons pneus et deviennent chiants en fin d'repas où ils feraient mieux d'chanter les matelassiers plutôt que d'pleurer su leur "bruit" ou autre vibration paraissant anormale. En revanche pour la tisane, c'est plutôt sobre dans les 6 litres et au prix du Juliénas ça ménage les tournées au rade. -N'enfin pour finir la 1150, pas grand chose à ajouter cause qu'a part la trombine et la boite 6, c'est tout pareil qu'les 1100 avec quèques nuances de caractère dû aux quèques timettres kub d'mieux: un poil de couple et d'puissance manière de dire plus 200 à l'heure. Sinon c'est côté protection qu'on r'marque un réel mieux. De toutes façons autour d'six briques l'morcif, c'est casiment du neuf alors... » ![]()
IV - LA TRANSACTION EN OCCASION :
Maintenant que l'obèse vous a sorti des ténèbre de l'indécision, il a tenu à nous prodiguer quelques conseils éclairés quant à la transaction nécessaire à l'acquisition d'une GS d'occase. Bien entendu chacun jugera de l'à-propos de la démarche Bémuvéenne. « Bon, c'est maint'nant que les Athéniens s'atteignirent, s'agit d'débusquer la GS d'amour en évitant autant que faire c'que j'peus de s'faire refiler un oignon, ou de carmer un' croute pour le price d'un Piqu'assiète. Pour les plus feignasses ou les plus pressés y les professionnels, mais 'tention, c'est pas toujours du v'lours, cause qui faut jamais zoublier que le dealer attend l'mich'ton dans l'esprit de tirer l'meilleur prix du tas-d'merde-qu'encombre-l'magasin-qui-faut-nettoyer-tidiennement-l'huile-qu' a-en-dessous. Deux cas d'figure, soit tu vas chez BM ou n'un espécialisse des teutonnes, soit tu vas j'ai un fourgue de brèles à samouraï ou autre. Là j'dis n'atention mon gazier, pasque la GS c'est pas n'importe quoi et si t'en trouve une chez les niacs, s'agit d'une erreur d'guillage. L'ancien proprio, ne l'aimant pas (qu'autrement sinon il l'aurait gardée, ou remplacé par un aut' qu'auquel cas el' s'rait chez BM et pas icigo...) a pas du la dorlotter espère, et sans doute savait même pas s'en servir, donc risque de tomber sur une ronfleuse mal-baisée. N'en rev'anche c'est surment chez Kamahadaki que tu les trouv'ras avec l'moins d'bornes, seul'ment le dealer s'ra pas t'dire l'état qu'elle est, vu qui y connait qu'dalle. Chez BM par cont' ce sera la brèle d'un vrai cornacs (ou d'un gars lucide qui s'ra rev'nu vers une vrai GS n'ayant ras l'cigare de s'trainer la bite dans les p'tits coins). Il s'agit n'en principe de machines à l'histérique connu et dorlotées par le cessionnaire avec amour et grosses factures, plus de kilbus au compteur mais d'la confiance à tous les étages. Alors là mon poteau t'ention avant d'y aller d'ton chéquier faut pas zoublier quèques princippes nasiques (basiques ndr): -Pour un épic'mard à bécanes "c'qui double n'perd pas c'qui trip' commence à gagner." -Ne jamais dire je veux un'GS, mais pourquoi pas un'GS! -Mâtes le prix n'affiché et annonce au trafficant qu'tu dispose de 20% d'moins. -Parle de celle que t'a vu chez "Machin-chose" qu'la couleur plait mieux à médème. -Surtout demande à essayer la bête. Comme j'te l'ai bonnis pour l'achat d'une neuve, retour d'essai en f'sant la tronche, que y a un bruit zarbis, qu't'aime pas la t'nue d'route, et qu'tu vas réfléchir (gaffe quand même d'pas trop berlurer si t'es chez BM, tu pass'rai pour un cave, espère!). Par exempe si y a l'ABS t'en voulait pas, si y a les poignées chauffantes pareil, et récit-proprement. Tout l'cinoche visant à faire jacter le gars pour y faire baisser la note. Brèfle toujours laisser croire que si t'achètes tu fais un nez-fort. Pas oublier de xiger le pneu qu'est-prequ'à-moitié, tente de tordre caxe ou un' paire d'gants, ça mange pas d'pain. Vouala y a pu qu'à t'soulager de ton artiche et met' les adjas avec la belle. Bon maint'nant pour les chasseurs y a les particuliers, là aussi deux cas d'figure, le BMWiste ou l'égaré qu'y veut re'trouver au plus vite l'odeur du saké. Pour l'BMWiste faut jouer au candide, ne pose de questions techniques que si tu connait la réponse histoire d'juger l'honnèteté du gars. S'assurer qu'il a passé commande d'une 1150 tout'neuve. N'après tu joues les aspirants BMWistes qui manque de tunes, un'r'lation disciple à maître donnes toujours d'bon résultats côté ristourne. N'ais pas peur d'dire qu't'ai tombé amoureux, qu'c'est dommage que ça soit un-peu-plus-que-ce-que-tu-pouvais-mettre. Le gars voulant t'enrôler dans la secte sera complaisant et généreux. Et si tu démerde bien le gars te la livrera avec la quille de roteuse. Très important la brosse à reluire. En revanche si ton vendeur est un renégat, sois critique style, j'ai essayé celle d'un cousin elle marche mieux, plus nerveuse etc... Tu peux faire l'même coup qu'avec un pro sur les options que tu veux pas ou qui manquent. Pointes toi ventuellement avec un pote en BM ça impressionne (mais tu l'briffe qu'il complimente pas trop, n'au contraire.). Surtout, elle est trop chère, t'en a un'aut en vue moins chère mais qu'la couleur t'plait moins!Bon ça y est t'as entravé l'morcif, maintenant va falloir utiliser l'engin et j'va t'espliquer ça n'au chapit' suivant. » ![]()
V - CHECK- CONTROLE ET PRISE EN MAIN :
Nous considérions, pour notre part, que les nouveaux possesseurs de GS, étaient, sinon tous, du moins pour la plupart, des motards confirmés. Bému considère, quant à lui, qu'il est necessaire de reprendre tout à zéro, pour tous. J'invite donc les plus agguerris d'entre-vous à sauter ce châpitre, qu'ils risquent de trouver des plus rébarbatifs... « Salut la bleusaille, faut maint'nant que vous bonnisse quèques conseils su'l'utilisation d'un'GS, une fois acquisitionnée. Je croive que tout commence avec la r'mise des clés d'la péteuse, n'en sute de deux choses l'autre: soit t'es n'un p'tit puceau qu'a donc jamais escaladé un'GS, soit ça fait des piges que tu t'raine la bite avec une saloperie quelconque qoique japonouille. Quèque soit ton espérience, dorée de l'avant tu r'tourne n'en apprentissage, espères! Alors premier turbin, arrêter de t'palucher le goumis, et apprendre à connaitre médème GS. Malgrès les différences de conceptions des diverses GS, dont j'ai déjà causé, d'la plus vielle à la dernière née c'que j'vous expose s'adaptera à toute la familly, sauf si maman BM nous accouches d'ici peu d'une GS nucléaire à radiolever et protolever par satellite. Mais j'croive qu'c'est pas pour tout sute, d'autant qu'y sont pas obligés d'commencer par le GS, z'ont d'autes modèles n'à estropier dans la gamme... Alorsse, t'as donc en ta possession TA GS, félicitation mon n'veu, seulment c'est pas pasque tu l'as carmée, qu'elle est toute à toi, que maint'nant faut apprendre à t'faire aimer d'elle, si tu veut pouvoir faire aut'chose que la position du missionnaire, le premier sam'di du mois su'l'périph. De là ou tu l'a trouvée jusqu'à ton domicile, vaut mieux rentrer direct at home, la tournéee des bistros pour arroser les pôtes tu verras plus tard. S'agirait pas d's'mett' au tas le premier soir, et d'passer la première s'maine à s'planquer dans l'metro pour pas rencontrer ce conard de copain qui manqu'ra pas de t'mander: "où qu'elle est ta nouvelle bécane? On peut voir?" Un fois rentré chez toi, avec l'impression qu'elle est pas encore à toi, tu as un sentiment profond d'angoisse du à des questions inquiétantes: -Zarby ce bruit -Elle engage la bougresse. -Putain! C'est quoi ces freins etc... Déjà que 8 fois su 10 tu sera allé galoper l'bidon chez TOTAL, cause t'immaginais que l'tociste n'avait mit d'la tisane dans l'réservoir, t'as pas vérifié et n'au bout de 2 bornes TEUF-TEUF en carafe!! Et n'au lieu d'essuyer tes larmes su'la visière tu t'fait engeuler que non-m'sieur-on'a-pas d'bidon-à-prèter-à-t'on-pas-idée-d'circuler-sans-vérifier-qu'on-a-d'l'essenc e. T'as évité d'justesse la mémé qu'a traversé n'avec Mirza à côté des clouves, et t'as fait un grand sourire au poulet en scooter qui aurait pu t'serrer avec tes papiers pas encore en règue. Donc t'es chez-toi, à ta maison, tu l'a garée su'l perron, face à la f'nêtre et ta même veillé à tourner un poil l'guidon pour qu' el'fasse plus joli. Maint'nant tu vas t'empresser d'rameuter toute la casba pour faire montrer ton noble destroyer (Bému veut parler de destrier ndr), alors moive j'te dis STOP! Arrêtes tout et rends toi compte que tout l'monde va rapliquer t'faire des refelexions et t'poser des questions auxquelles tu t'es même pas préparé, et pire encore, t'as bien quéqu'un qui va t'la jouer "mènes-moive-fairuntour-s't'plait". Si c'est un mojingue tu pourras certes juguler l'effusion d'une torgniole, mais si c'est la belle-mère faudra t'y passer, au risque de t'jeter dans le premier virolo cause la vioque qui croive qu'y faut pencher dans l'au'sens n'en plantant ses griffes d'panthère dans tes bourelets Pelforth, la pothéose quoi. Donc faire connaissance avec Frida, c'est comme la nuit d'noce, ça doit s'faire n'à deux (quoique je souvins d'un'nuit d'noce, enfin bon...). Vaut mieux pas non pus avoir l'air con chez le cessionnaire, qui une fois encaissée l'artiche, n'a qu'une hâte, celle de t'voir gicler du passage, qu'il a pas qu'ça à faire non pus. Donc tu trouves un endroit bien prôp et où tout seulâbre tu pourras faire connaissance de ton panzer. Premier travail: béquillage et débéquillage, de la "centrale" bien sùr, l'autre tu l'as vite trouvée, et faudra pas en abuser sur un FLAT-TWIN, cause la fumée au redémarrage. Pour béquiller une GS faut prend'conscience de la particularité d'la meule, c'est un trail lourd (surtout ces dernières années, qu'les cours d'la ferraille ont du chuter sur la RHUR, espères!) et pourvue de suspattes à grands battements qu'y faut compenser lors de l'opération: -Choisir une surface bien lisse et bien plane, descendre de la moto (bé oui, c'est pus l'époque de ton 103 SP, qu'tu béquillais ded'ssus d'vant les minettes au collège.), n'ensute avec l'pied droit tu descends la béquille sur le sol, tout en maintenant l'guidon et l'contrôle du frein n'avant, tu vérifie que les deux pieds d'béquille touche bien l'sol, ton pied en appui sur le bout d'la béquille. Maint'nant tu lâche la main droite du guidon (laisses y donc la gauche!), t'attrape la poignée d'levage et simulnément tu lève vers le haut avec la main et tu n'appuie avec l'arpion, là la ronfleuse doit monter tout'seule qu'autrement sinon c'est du jus d'bêterave qu't'as dans la tuyauterie. C'est maint'nant qu' t'en profite pour reluquer l'niveau d'huile (jamais au-dessus du maxi, et t'en remets qu'en d'ssous de la moitié, faut tout y dire!). A présent débéquillage, opération n'encore plus délicate cause qu'il va falloir maint'nir l'équilibre lors de la descente sur les graaannndes suspensions, sans se r'trouver su'l cache-culbus (j'ai des noms!). Toutes la technique consiste à faire avancer Ingrid pour débéquiller et attraper en nurgence le l'vier d'frein pour lui restreindre les ardeurs inconsidérées, d'autant qu'en jouant sur les débattements elle peut faire toutes les vies. Bons t'es moins cave que certain, tu l'as pas mise au tapis, mais tu t'sens con, debout à côté d'ton hydravion et aussi à l'aise qu'un poisson rouge dans un lit'd'Porto. Maintenant tu vas déplacer mémère manière d't'habituer. Garde toujours un'légère clinaison vers toi qu'autrement sinon elle trouvera vite le point d'non retour et d'échappera d'laut' côté, maintenant en selle! Plus tard tu débéquilleras ta machine en t'asseyant au prélavab d'ssus, mais saches que ça manque de panache et que ça fait prend' du jeu. C'qu'est important maint'nan c'est d'familiariser avec les diverses commandes, sécateur (sans doute sélecteur, ndr.), pédale d'frein AR (pas évidente à trouver en roulant, à croire que les génieurs, ayant honte, l'ont planquée.), n'embrayage et frein n'avant. N'hésites pas à réguer c'qu'y peut l'êt', sachant que l'confort est la première des sécurités. Now, ladies & gentlememen contact, observes le tableau d'bord, afin de t'rencarder de toutes les indications du bazar et de n'à quoi correspondent les voyants, y te faudra un'pt'tite demi heure de plus à partir des 1100, cause y a d'la lecture et que rien qu'pour piger les clignos faut l'CAP. Très important: sur les modèles modernes tu peut réguer la selle, si tes arpions posent pas bien à plat tu peux essayer d'compenser, si t'es pas trop nabot. Pour ça, tu rebéquille tu dépose la selle et tu la met sur l'encrage plus bas. Donc tout est OK, y a pu qu'à...T'es au point mort? Un coup d'démarreur (pour Bému, la raréfaction des modèles pourvus d'un kick et l'intelligence de leur propriétaires ne nécessitent pas de description, ce qui ne risquerait que de troubler les non-initiés.ndr) Quoi ça démarre pas? T'aurez pas mis le coupe contact par n'advertance, et Noeud-noeud? Ecoute moive c'te musique, c'est y pas beau? Bon, maintenant faudrer pas saturer trop tes méninges, tu mets l'anti-vol, tu prends le manuel de la brêle, un bol de soupe et au dodo, t'as d'la lecture. Tu prendras la route demain, pas trop le premier coup, faut reposer ton cerveau qui surchauffe. Pour ce soir, éventuellement remplaces la verveine par un pot d'baujolpif, ça aide à trouver l'sommeil. T'as pas oublié de couper l'moteur au moins? » ![]()
VI - PREMIERE SORTIE :
Malgrès les protestations cornaquiennes, nous n'avons pu faire entendre raison à Bému quant aux compétances du lectorat concerné par ses explications, nous resterons donc dans le didactique de vulgarisation, et la pédagogie pour béotiens, en vous priant de nous en escuser. « La bien mormit le cornacounet d'amour? N'a pas trop fait d'clochemard? Farpait! A c't'heure on va rentrer dans le vifle du sujet: La route... Je ne s'rais trop conseiller aux plus nazes d'ent' vous, d'prende au prélavable rembour chez le diologue pour les conséquences du vol libre, enfin bon. Donc t'as bin reluqué le manuel d'entretien, que même tu l'connais par coeur, au poil! Une fois sappé, blouson mis, visière prope, tu t'retrouves près de Gretchen. Calmes toi, bon sang! Gardes la tête froide. Un coup d'saveur su l'bestiau, y a rin qui cloche, contact! Comme ça pendant qu'è chauffe tu mets ton casque, tes gants, t'es pret? Et l'antivol, neuneu? Tu veux partir avec? Alors on ressort les gants, on enlève le tivol, on remet les gants... Bon tu dépêches, pas qu'ça à fout' moive, j'ai d'aut' chattes à lècher n'enfin! Débéquillé, moteur tournant, première... Bé merdalors, c'te première èléou? Passe pas... Pas d'panique, la chose est fréquente avec les boîtes de l'ami Fritz, la soluce est toute simpe: soit t'avance de quèques centimètres n'avec les arpions, soit, tu r'lache n'un peu l'embrayage en passant la vitesse, vu? Aller, décolles sans faire cirer cause que le brayage est à sec et que l'bouilleur a du coup'à r'vendre. N'important la première chose à faire dès qu'tu roules, c'est d'essayer les freins, manière à apprendre à les connaitre. Sagirait pas d'les découvrir sur l'pare-choc d'la stafette des archers du roy, espères! Ni de t'met' au tas (t'auras d'autes occases, et dans pas longtemps!) surpris par la puissance du systus, qui faut l'reconnaitre, su les modèles récents, est putôt efficace, du genre à arracher la visière... Pas la peine d'tirer comme un callut, tu peux monter les rapports de sute, t'apprendras à arsouiller plus tard. De tout'manières sert à rien d'aller dans les tours, car une fois le régime du couple dépassé elle avance pu la mère. T'formalise pas des "Klonks" c'est livré d'origine, c'qui faut c'est bien syncroniser le mouv'ment pour bien passer l'pignon: -Couper les gazs. -Rattraper la course morte du sécateur. -Tirer le brayage pas toutafé à fond, jusqu'à qu'le sécateur finisse sa course, qu't'accompagnes jusqu'en butée. -R'lacher ton brayage -GAAAZZZZ! Et ainsi d'sute pour les 3 ou 4 qui restent.... Maint'nant le trogradage: Attention, c'est du délicat, le trogadage, n'en principe faut d'jà l'faire au bon moment mon gars, qu'autrement sinon ça s'ra vite l' abbé Régina (Bérézina?ndr), faut bien décomposer l'mouv'ment, même si pus tard tu l'fera très vite: -Couper les gaz -Débrayer n'à fond -Descendre la vitesse n'en donnat un p'tit coup d'gaz -Rembrayer -Accélérer, sauf si c'est un rétrogadage pour ralentir et qu'tu freines pour éviter le vitrine du commissariat d'quartier. Ca va? T'as pas trop les méninges qui surchauffent? on continue? Bien, comme t'es pas très courageux, t'as commencé par rouler sur le boulevard qu'est tout droit. Mais la route c'est aussi des virolos et saches une fois pour toutes, que bien qu'tu soit l'dernier des poireaux, t'as sous les roustons c'qui s'est toujours fait de mieux pour tournicoter dans les gorges du Tarn! Seulement là aussi, c'est du boulot d'artisse, d'initié, que même si ça fait pusieurs années qu'tu râclais le bas du carénage de ton GZXRR, c'est pas la même musique, espères! Je rappelle que les GS sont des trails, à savoir des meules hautes avec des suspensions d'sauterelles, et qu'ont l'bon gout d'avoir un cent' de gravité très bas. Bien qu'les évolutions techniques permetassent de simpifier la daptation des profanes, je considère que la meilleure méthode est celle des anciens, car même si c'est pas toujours n'utile su les ronfleuses téléléveurisées et paraléveurisationnées, c'est une question de rituel et de respect, vu? D'abord, la position: -En selle avec les genoux sérant bien le réservoir de tisane. -Les pognes posées su'l guidon sans l'serrer, c'est pas un quilbus d'rouquin! N'ensute prend' l'habitude de r'luquer toujours où qu'tu veux qu'tes roues passent. Ce sidi (belle abbesse) n'en voyant n'arriver le virage, tu freines de l'avant en principal et tu appuie su l'arrière pour l'équilibre, tu rétrograde comme expliqué ci-dessus pour rester dans l'régime, tu lâches le frein avant! Si t'as besoin d'corriger la vitesse à la baisse, joues du frein arrière, une pt'ite impulsion su l'guidon en contrebraquant et tu ouvres progressivement les gaz durant tout le virage d'manière à être ouvert en grand (si t'es pressé...)une fois rev'nu droit. Bon c'est pas mal, si t'es arrivé jusque là sans te vautrer, y a espoir d'faire de toi un vrai GSiste, et maint'nant tu peux même envisager d'emmener Bobonne faire l'tour inaugural... » ![]()
VII - LE RODAGE :
Aujourd'hui, le gravos a pris un ton grave et solennel, car il attache une importance capitale à cette étape de la vie d'une moto et de son pilote. En effet, quel que soit le cas de figure, qu'elles soient neuves ou d'occasion, il estime la moto comme étant un être vivant (il m'a même confié qu'il lui arrive parfois, la nuit, de rêver qu'elles se reproduisent), et qui, tel un cheval doit être dressé avec rigueur. Les effets du Juliènas, sans doute... « J'vous demande maint'nant la pus grande attention n'à c'qu'j'va vous bonnir, que si j'apprends que des pimpins continuent à s'fendre l'pébroque et à s'payer ma hure, qu'ça pôurrait bien chier des bulles carrées, espères! N'est pas là pour rigoler, merde! Tu viens d'faire connaissance avec ta GS (voire G/S pour les antiquaires) et t'es l'plus heureux des cornacs, c'pendant-tout'fois si y va falloir apprend'à la connaître, il va falloir surtout, lui apprend'à t'obéir. C'est c'qui s'appelle le RODAGE. Quand une ronfleuse est tout'neuve, ça fait partie du mode d'empoi, mais saches, ô insuffisant des méninges, que même si on t'le dit pas, sur un' péteuse d'occase, il revêt une grande indispensabilité (mais où donc BEMU a été nous chercher ce mot?Mystère...NDR.). En effet sur une mécanique toute fraiche démoulée, y va falloir que les pièces qui se frottent les unes aux autres s'habituent à fonctionner comme y faut. Le bouilleur doit aussi, et surtout, s'habituer n'a ta main, c'qui est valab pour de l'occase... Le principe: adapter le berzingue progressivement, sans l'brusquer, manière qu'y donne son meilleur de lui même, n'histoire de pourrir les malotrus d'rencontre. Pour le neuf: finir l'usinage des abattis internes, sans endommager la ferraille. Pour l'occase: faire accepter au bouilleur le chang'ment de cornac, sans qu'y t'explose au cigare. La méthode: demander progressivement au moteur d'êtes capab à tous moments d'sortir ses tripes, en ne brûlant pas les étapes, manière de pas la déflorer façon soudard, la pôv' biche. En fait, la plupart du temps, les constructeurs lucides, imaginent que t'es trop con pour faire les choses avec attention et discernement, que n'alors y t'donne un mode d'empoi primaire, mais sans risque. C'est pourquoi tu vas ouvrir tes portugaises, et, pour une fois, j'accepterai de répéter, si tu patauge dans la s'moule. En principe il est d'usage, de limiter l'utilisation à un certain régime que l'on augmentera par étapes tous les X kilomètres, c'est certes sans danger, mais c'est pas avec ça que ta machine pètera "concorde" en bout d'piste. Et, je le répète pour les ânes qui lisent en diagonales pensant qu'ils-connaissent-qu'est-ce-qui-fait-chier-l'aut'-là: ceci est parfaitement valabe pour une occase! En fait, il va falloir aimer beaucoup ta machine et êt'à sa n'écoute, si tu veux qu'elle soit une bonne baiseuse. Au début, déjà faudra prend' les bonnes habitudes, et notament ne jamais tirer sur un moteur froid! La meilleure méthode est de laisser chauffer au ralenti, le temps d'mettre le casque et les gants, d'fermer la lourde en mettant un coup d'saton au clébard. N'ensute tu décolles en passant les rapports à bas régime histoire que l'sang y circule bien partout dans l'berzingue, avant d'tirer ATTENTION, c'est pas pasqu'j'dis "bas régime" qu'y faut comprendre "sous régime". On voit encore trop de nazes qui ouvrent les gaz au lieu d'planter une bille, le sous régime c'est la cata, qu'tu encrasses, tu glaces les ch'mises, et n'après tu va aller gueuler qu'elle bouffe de l'huile et qu'elle avance pas! Pour une machine neuve tu ne dépassera pas les 3-4000 tours n'avant la première vidange, cause qu'y faut pas faire remonter la limaille qui s'crée dans l'haut moteur, après l'dressage commence. N'a c'moment là, tu t'cale su un' utilisation, non à un régime imposé, mais à une ouverture des gaz imposée. Moteur bien chaud, tu conduis tout l'temps à mi-gaz, dans les montées tu rétrograde, pas la faire fumer noir, non mais! Dans les descentes coupe un brin, mais qu'si elle veut monter dans les tours, tu laisse faire... Pas la contrarier non pus. Très important: chaque ralentissement, doit s'accompagner d'un rétrogradage, manière d'faire frein moteur, ça néttoye bien les soupapes et ça fignole les ajustements, et pis comme on dit: un moteur qui retient, c'est qu'y pousse. Un'fois que t'auras assimilé cela, et en étant attentif, au lieu de r'garder les jambes des frangines caisseuses au feu rouge, tu sentira ton zinzin "tourner rond" avec un ralenti harmonieux, et petit à petit, tu comprendra que ton usine à CO2 te demandera d'lu ouvrir l'gozier, pour qu'el' donne du vent. Pigé? Alors à partir d's'moment là, si tu continue à la respecter, tu pourra faire grincer l'matelas, espères! Elle en r'demandera, et pendant longtemps. Sinon elle s'ra triste et d'mauvais poil, ne pouvant pas aller voir ailleurs pour t'encorner, el' t'fra des misères, des avanies, des pannes, des casses, des bruits, des jeux, des claqu'ments, sa façon à elle de te pousser au divorce... Alors mets gaz et soit prudent, et surtout AIMES LA! » ![]()
VIII - DU GOUDRON A LA BOUE :
Si l'on considère que les GS sont des motos "TRAIL" il est important de bien connaître les particularités de ce type de pilotage avec des machines d'un poids qu'il faut bien qualifier de respectable. Fort de son expérience, Alexandrovitch-Bénito nous initie à ce noble art: « N'à présent que t'as pris en main ta fraiseuse, tu commence à apprécier l'engin que, bien que tu te sois mis au tas deux ou trois fois déjà, surtout à l'arrèt (Montcuq 46.) maint'nant à c't'heure tu t'méfies de faire gaffe, et malgré ton maigre talent tu y arrives avec un début d'tableau d'chasse composé de quèques "Bandits" et autres VFR. Mais y faudrait quand même pas imaginer qu't'as dores et d'l'avant ton C.A.P t'cornac, espères! J'te vois v'nir, t'aurais tendance à oubliller c'que veut dire GS: c't'à dire Groënland Stradivarius (Parait qu'y à de chaudes pistes là-bas) donc TOUT-TERRAIN. Et non pas Genou Sorti, bien que Gamelle Subie te conviendrait mieux, comme j'te connais. Brèfle, c'est d'la ronfleuse à chemin ça, p'tite médème, et j'm'en va vous spliquer comment faut y faire pour éviter le ridicule, c'qui je l'avoue relève du vieux pieu. C'qui faut savoir au prélavab, les GS sont des motos LOURDES, très lourdes même pour les 4 soupapes c'qui impose n'un certain nomb d'précautions :-Choisir un chemin de graves, pas trop caillouteux. -Eviter absolument la boue, autant aller carrément sur la patinoire municipale. -Partir le réservoir pas trop plein, ça allège et ça abaisse l'centre d'gravitée. -Eviter le SDS, ou alors lui d'mander d'suivre à pince pour filer un coup d'pâluche pour relever Frida qui ira bientôt au tas. -Ne pas trop s'éloigner d'la civilisation, histoire de trouver facilement du s'cours (Dépanneuse, Héliport ou Hosto...) -S'équiper d'préférence de bonnes bottes protégant les ch'villes, pour le reste, faire dans l'ample le léger et le solide pas trop salissant. Le cax sera d'préférence léger et ouvert, en préférant les borniolles à la visière. Vu? Alors on y va... Pour commencer si Gertrud est équipée d'l'ABS tu l'déconnes si tu veux pas tirer tout droit au premier virolo glissouillant. J'te conseille au départ de stopper à l'entrée du sentier (pas chez Benchimol, Andouille!) pour sentir la qualité du r'vèt'ment avec les pinceaux, tu démarres cool et tu testes le grip des freins et des boudins. OK? Bien, c'est d'jà beau de pas t'être vautré. Maint'nant tu t'installes comme ô faut, décontracté tout en serrant fort le bidon d'liqueur à SIRVEN, et là, TRES IMPORTANT: tu regardes le plus loin possib d'vant toi, n'à l' endroit précis où tu veux qu'tes roues passent. Surtout si tu rencont un obstaque (Grosse pierre, trou, bout d'ferraille...), tu le r'gardes pas, qu'autrement sinon, t'es sûr d'y met' tes roues et d'y met' par la même occasion. Aut'règue damentale, tâcher moyen d'garder les arpions sur les cales-pinces, biscottes les barroudeuses teutonnes étant hyper mahousses, c'est pas avec tes cuisses de grillon qu'tu vas arrèter l'agonie d'un travers, en pusse, c'est de toutes façons en serrant la bosse-du-chameau ent'les cuisses que t'auras un'chance de contrôler ton affaire. En cas d'obsaque surviendant au débotté, toujours garder le raisiné au frigo, là non pu c'est pas la peine de jouer au ISDT en t'levant, l'seul truc que tu pourrait parviendre c'est d'chaper miss Ingrid. Contentes toi d'gérer l'accélération avec n'éventuellement l'coup d'rein qui soulage l'avant d'la meule, et l'appuie sur les cales pinces pour atéuner l'talonnage d'larrière (indispensable sur les paralevers, le coup d'gaz réglant tout sur les monolevers). V'la maint'nat tu peut aller jouer les SAINCS (priez pour nous.), mais rappelles toi surtout qu'une vielle DTMX dans l'garage, ça l'fait mieux pour pas cher. A moins que t'es la chance de posséder une 80G/S, mais les Stradivarius se font rares à notre époque... » ![]()
IX - AU TAS EN EMPORTE LE VENT :
Devant la recrudescence de sinistres ces temps derniers, l'inspecteur principal Bémuwier, n'oubliant pas son appartenance à la maison parapluie, estime de son devoir de prodiguer quelques fondamentaux de sécurité routière. Il va de soi que son approche du code de la route est très personnelle, cependant ses conseils de vieux brigand du flat sont de nature à aguerrir les plus béotiens, et à rappeler des ficelles aux vétérans... "Qu'ouïs-je, qu'asperge, y à des cornacs qui tâtent du bitume, pas d'panique, c'est l'automne qui veut ça, et pis sans doute des inattentions de bleusaille. Le problême n'avec une bête à cornacs, c'est qu'elle met trop facil'ment en confiance cause ses qualités d'sécuritance, alors viligeance mon n'veu, pasque les dangers du ruban bitumé guettent tapis à l'ombre (affaire OM/VA). Pour débuter l' commencement j'va t'causer de la route et des trucs à vigiler, car faudrait pas croire que c'est toujours du billard espères! Les p'tits gars d'la DDE y font s'qu'y peuvent, mais entre le muscadet et la belotte z'ont pas toujours le temps d'interviendre pour maint'nir la chaussée nickel. Donc tout ça apporte son lot d'pièges à poireaux qui faut connaître pour les éviter: -D'abord y a les obstaques, qui même avec un chassis fer-vapeur peuvent t'envoyer au talus: nids d'poule, bout de bois, pierres et autres pièces détachées oubliées par des trétaux rescapés du contrôle techenique. Comme pour le TT, faut jamais n' omettre que tes roues passent (et non pas pètent) la où c'que tu r'gardes. Devant la surviendance serres le bidon dans ton étau à roustons et mate le goudron à coté du merdier. -N'ensute t'as les peaux d'bananne genre flaque de gazole, huile et autre, dépots laissés par les tracteurs des potes à BAUVET. Dans c'cas là faut la jouer cool, pas d'brusquerie tempestive, tu tâches de passer la moto droite et t'élargit en loucedé pour contourner l'merdier, si tu t'laisses surprendre en plein virolo, tu coupe les gaz et t'essayes de garder l'contrôle comme j'te l'ai bonni précédemment. Un indice: si tu trouve à la route de joli reflets arc-en-ciel, gaffe y'à Pépé qu'à dégueullé de la tisane qu'il a trop rempli sa R11 chez carrouf cause c'est-moins-cher-alors-faut-profiter-un-max... -Dans un genre voisin, t'as les plaques de gravillons, de sel, de neige ou d'vaverglavas, mais là si tu sait pas contrebraquer, j'te conseille d'opter pour le RER... -Après ça, faut considérer les évènements soudains, que c'est la faute à pas d'chance: forte pluie, grèle et autre averdavier à rendre nostalgique de la clio à médème. Alors là règue d'or, faut pas s'cailler la laitance, et réduire l'allure sans à coup. Par exempe, y vase, tu r'met les gaz et tu t'la fait aquaplaninge... Oublilles les freins et ralentis en douceur, ça va passer... Saches que le premier command'ment et d'adaptationner sa vitesse à la conjecture et surtout à la visiblilité, comme par exemp' avé du brouillard. Comme si ça suffirait pas n'en pusse su' le tapis-vert à Gayssot t'as d'aut' emmerdes et pas des moindres, c't'à dire les z'aut' usagés (pas toujours frais les mecs...), comme le dirait, Alfred le pommadin lettré (c'est c'qui plait à Bertaga.) "le fer c'est les z'aut'", n'en particulier les tomobilisses qui demandent qu'à vous indiférer, voire les piétons mâteurs de mini-jupes. Mais y a aussi les busses et les dealers de pizzas, qui z'ont l'même droit qu'toi d'casquer la TIPP, brèfle, des myriades d'emaverdavement en paires spectives . Que là mon pôte, y faut couper le poste et esgourder un grand principe: "AGIR COMME SI LES AUTRES ETAIENT PAYES POUR T'ENVOYER A L'IML (Institut médico légal ndr)". A surveiller comme un béllâtre qui baratine ton brancard. Quèques conseils salvatores (salvateurs, sans doute ndr), surveiller le comportement des drailleveures, toute hésitation dans la trajectoire, dans l'allure, les feus stop qui clignottent, à-coups à l'accélération, doivent te mettre l'anus à l'oreille. Soit le gars et pommé, ou beurré, soit bobonne l'engueule cause l'a pas voulu faire un crochet pour biser la belle-doche, à moins que ce soit les mougingues qui s'étripent su' la banquette arrière, voire dorée d'l'avant l'portabe qui sonne dans la poche arrière du futal. Brèfle, le cave il est pus sur la route, et toi et ta ronfleuse, vous EXISTEZ PAS! Alorsse que dois-je t'il faire, d'abord n'attirer la tension du locdu (appel de phare) si tu dois l'passer ou l'croiser, assures toi qu'il t'a vu ce noeud. Par derjo, vise son retro avec le faisseau du phare, soit pas avare du coup d'klaxon, vaut mieux s'faire traiter d'en(bip)lé que d'marquer "tourance" su' la portière. Ensute, que même si t'es con-vaincu que le cave t'a retapissé, fais quand même gaffe, et si tu doubles, jettes donc un coup d'oeil au roues avant d'la chignole des fois que... Maintenant y faut bien parler du "coup de Trafalgar", c't'à dire la situation coupe-gorge: le mec qui t'fonce dedans, style t'as pas fini d'dépasser qu'un guignol en face fait de même, le portableux qui t'grille n'un feu ou un stop, ou encore le gars d'en face qu't'avais pas vu dans l'creu d'la côte en doublant... Là mon p'tit gars, y a pas 36 soluces, soit tu tapes, soit t'évites. Ce serait s'gourrer d'première que de s'en remettre seulement à ton freinage ABS, cela pour deux raisons: troisièmement, en freinage d'emergency, une bécane est toujours en difficulté, n'ensute, si le gars qu'tu double fait la même, tu seras marron pour t'rabattre. La force d'une moto, c'est la sécurité active, sa faiblesse c'est sa sécurité passive, ne l'oublille jamais.Bonne route... » Ite missa est. Alexandre-Benoît BEMUWIER.
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