Transpyrénéene :
Salut Pendant trois jours, Domi et moi avons été rouler dans les Pyrénées. Cela faisait un moment que j'en rêvais et le road-book était pratiquement prêt dans ma tête : restait plus qu'à le fignoler. L'objectif n'était pas le tourisme mais bien le roulage dans les cols. La première étape nous a menés de Revel à St Lary (attention pas St Lary Soulan mais St Lary en Ariège). Nous sommes passés au pied de MontSégur et l'arrivée sur Lavelanet permet d'admirer ce haut lieu cathare qui se détache très nettement devant le St Barthélémy. La route Lavelanet / Tarascon-sur-Ariège est un avant-goût fort plaisant de ce qui va nous attendre par la suite : des virages et encore des virages. Le premier col sera une mise en jambe avec ses 1249 m d'altitude : il s'agit du col de Port qui relie Tarascon (sur la N20, route de l'Andorre) à St Girons, sous-préfecture de l'Ariège. On fera donc cette première partie du parcours dans le sens est-ouest. Le début de l'ascension est perturbée par les nombreux villages à traverser et par un revêtement défoncé. Les derniers kilomètres voient la route s'élargir et les virages sont plus dégagés. La montée est assez courte, on n'est pas encore en haute montagne, le décor en témoigne, mais la vue sur Tarascon est très belle. On comptera plus de vélos dans l'ascension que de virages. ;o) La descente est moyenne au début mais après Massat, la vallée de l'Arac (une des nombreuses vallées du Couserans toutes aussi belles les unes que les autres et émaillées de cols permettant le passage entre elles) est une merveille : la vallée est encaissée et très belle, les virages sont très roulants et invitent à l'attaque. Les gravillons rencontrés lors d'une précédente sortie et qui avaient coûté un bon gadin à un motard d'un autre groupe ont disparu. Nous n'allons pas jusqu'à St Girons, car nous bifurquons à gauche vers le col de la Core (1395 m) qui marque l'entrée dans la magnifique vallée de Bethmale. Cette ascension est bien plus belle que le col de Port (pourtant plus célèbre chez les motards du coin mais vous verrez ce que je pense de ces motards dans ma conclusion). Le paysage est plus montagneux, la vallée à gauche et les sommets avec quelques restes de neige en face. La montée est ici plus longue et la route est vraiment sympa. En plus, il n'y a pratiquement personne et seuls quelques graviers au milieu de la montée viendront tempérer notre allure. Ce col est un régal. :o) Ensuite, nous avons gravi le col du Portet d'Aspet (1069 m), continuant notre route vers les Pyrénées centrales. La montée s'est passée à chercher un restau : tout était complet pour cause de 15 août. C'est donc à St Lary que nous nous sommes restaurés. Cette ascension ne m'a pas laissé un super souvenir (le repas par contre si ;o)), si ce n'est que nous avons quitté l'Ariège pour la Haute Garonne et que, dans un virage, que vois-je qui bouchonne ? Je prends le temps d'être sûr, car un détail cloche : oui, il s'agit bien de la première Gs que nous doublerons dans notre périple, elle-même bouchonnée par une demi-Gs (autrement dit pour Noëlle : nous parviendrons en faisant hurler notre mécanique à doubler une 1100 Gs, elle-même à la peine derrière une 650 Gs)... donc une Gs mais qui a un pot avec double sortie et un bruit rauque que l'on n'a pas l'habitude d'écouter sortir de cette brêle. L'arrêt au sommet confirmera qu'il s'agit bien d'une 1100 avec deux pots superposés FRC. La machine, immatriculée dans l'Aveyron, avec la puce qui va bien sort 102 chevaux d'après son proprio, connu du Gs club nous a-t-il dit. J'ai pris des photos si ca vous intéresse. La descente du col du Portet d'Aspet est bien plus excitante que la montée par l'est. Des passages sont signalés à 15%. A refaire absolument dans l'autre sens. Cette descente est marquée par une stèle à la mémoire du coureur cycliste Fabio Casartelli (si j'ai bien lu, car on s'est pas arrêté). Nous quittons la route principale pour bifurquer vers le col de Mente (1349 m) qui nous fera basculer vers St Béat. La montée est parsemée d'épingles que j'ai du mal à négocier. Le stage étant intensif, les choses s'amélioreront par la suite, mais si quelqu'un veut me donner des cours, je suis preneur : j'ai l'impression que je passe trop lentement, trop arrêté à l'entrée et pas assez de vitesse en sortie. Domi semble, dans mon rétro, se débrouiller bien mieux. Le dernier kilomètre est recouvert de gravillons et on dansera la gique du cul. ;o) Au col, on est tout prêt de la station de ski du Mourtis. Nous y verrons nos premiers bikers. Après St Béat, notre itinéraire s'oriente au sud pour passer en Espagne et dans le val d'Aran. Cette route (comme on le verra plus tard d'autres routes espagnoles) est un vrai bonheur, le revêtement est nickel et les virages très larges. Très roulant donc, sauf quand deux voitures de la policia espagnole nous ont bouchonnés pendant un court moment. ;o) D'ailleurs nous aurons vu au cours de cette intrusion plus de gendarmes de ce côté-ci de la frontière qu'en France. Changement de décor lorsque nous quittons cette "autoroute"à Bossost (noire de français venus faire leur razzia de Pastis) pour gravir le col du Portillon (1320 m) et rejoindre Bagnères de Luchon. Nous aurons pris le temps de faire le plein d'essence à 0,829 euros contre plus d'un dollar en France. La montée est très agréable, pas d'épingles violentes et même très roulante sur la fin au milieu des sapins. Au sommet, on revient en France et le versant ouest est bien plus abrupt que le versant espagnol. D'ailleurs ce n'est pas le cycliste à la peine dans ses derniers mètres d'ascension qui me contredira. La traversée de Luchon se fera dans une chaleur orageuse et étouffante, bloqués dans des bouchons que même de jeunes kékés avec leur cyclo pétaradants et leurs coûts de gaz rageurs ne parviendront pas à éviter. A la sortie de Luchon premiers coups de tonnerre et un peu plus loin au début de la montée du Peyresourde (1569 m) les grosse gouttes de pluie qui nous contraindront à un arrêt équipement pluie. Heureusement nous passerons à côté du gros de l'averse mais la route mouillée suffira à me faire ralentir le rythme (je sais, l'eau c'est dans la tête, mais je suis une lopette sur route humide). On n'a donc pas franchement profité de cette ascension, mais je connaissais déjà. :o)) Le paysage ici est plutôt composé d'alpages verdoyants. En redescendant du col, nous passons dans les Hautes Pyrénées pour entrer dans la vallée du Louron, une vallée que je trouve magnifique, avec son lac et la montagne qui se referme en bout de vallée. Ce col n'est pas technique du tout et est très roulant. Le col suivant, le col de Val Louron-Azet (1580 m), est lui beaucoup plus technique avec ses nombreuses épingles et dévoile un panorama fabuleux. Il permet de rejoindre la vallée d'Aure sans repasser par Arreau. La descente se fait par une route étroite et au revêtement plus qu'abimé par endroit. Cet itinéraire nous permet d'éviter St Lary et ses probables bouchons. Nous remontons la vallée jusqu'à Fabian et empruntons alors une vraie route de montagne, avec des ensembles de lacets aux noms évocateurs : Ecureuils, Myrtilles et autres Edelweiss. A 1856 m d'altitude, nous arrivons au lac d'Orédon et à son refuge où nous passerons la nuit, après avoir parcouru 331 km. Refuge dans un cadre magnifique situé dans la réserve du Néouvielle. Mais qui dit refuge dit dortoir et qui dit dortoir dit ronfleur et lit qui craque. La nuit fut agitée, la femme du ronfleur ayant bien entendu oublié d'éteindre son portable et le dit ronfleur étant aussi atteint de problèmes de prostate... M'enfin, je ne dénoncerai personne, on a ici aussi notre ronfleur bien aimé. ;o) Le lendemain, après une nuit trop courte, redescente pour attaquer ensuite la montée vers le tunnel de Bielsa (dont je ne connais pas l'altitude). La descente de 10 km, abrupte et avec ses lacets, sur une sportive, ce n'est pas de tout repos, la position n'étant pas idéale pour les paumes des mains. C'est le seul moment où nos sportives n'étaient pas adaptées.La montée sur le tunnel se fait sur une route refaite de neuf. Un vrai circuit. Le tunnel est long de 3 km, mais étant tout droit, on aperçoit très vite la sortie. La descente en Espagne est une pure merveille : route large, grandes courbes, paysage, tout y est. Je comprends enfin pourquoi les journalistes y font souvent un passage. Et bien qu'entamée à une vitesse de touriste, petit à petit, le rythme s'accélère sans le vouloir. ;o) Au début, la vallée est assez large puis on passe au milieu de falaises. Jusqu'à Ainsa, la route est un pur bonheur. On croisera ici peu de motos, mais à signaler une Gs qui remonte vers la France. On bifurque ensuite vers l'ouest et Broto. On recommence à monter puis on arrive à un tunnel qui doit marquer le passage d'un sommet et on bascule dans une descente avec une route qui change brutalement d'aspect pour devenir étroite et assez pourrie. Pas grave, on adapte le rythme et on profite des paysages. L'arrivée sur Broto est meilleure avec un revêtement redevenu bon. Nouvelle ascension et nouveau tunnel encore plus étroit et vétuste qui marque la descente vers Biescas. On croyait avoir eu le meilleur, et bien, non il y a encore mieux ici avec ces longs S fabuleux dans la montée qui s'accompagnent d'un paysage plus montagnard. La montée qui suit Biescas est elle aussi fabuleuse avec ses grandes courbes (vous l'aurez compris, je préfère les grands virages que les épingles). Puis aux environs de la station de ski de Formigal (panorama fantastique), la route est parsemée de trous et de bosses dans le sous-bassement alors que le revêtement n'est pas trop mauvais : surprenant et dangereux, mais on adopte la position du traileur debout sur les repose-pieds et ça passe très bien. Qui a dit qu'une Ninja, c'est pas une moto polyvalente ? En faisant le plein d'essence en Espagne, on verra une Bm S et puis deux ou trois autres motos que nous doublerons dans la montée suivante (qui a dit que la S était une sportive ?) : ils se traînaient grave, alors que la route était une invite à l'arsouille. Nous croiserons avant la frontière un papi en scoot avec son chien courant après lui... sur la voie de gauche, c'est-à-dire théoriquement la nôtre ! Le col qui marque la frontière est le Pourtalet à 1794 m. De l'autre côté, ce sont les Pyrénées Atlantiques. Ce col est un lieu de passage, mais pas vraiment taillé comme un col, plutôt une longue montée ou descente dans un espace assez largement dégagé. Le versant français est peut-être plus pentu. A la frontière, sont installés des tas de supermercats où les vacanciers en nombre viennent compléter leur réserve d'alcools. Nous prendrons notre repas du midi dans une auberge au bord de la route et le ciel menaçant nous incitera à lever le camp rapidement. Ce jour-là, nous échapperons à l'orage pourtant menaçant mais qui bienveillant pour nous ira se décharger sur Gavarnie tout proche de notre lieu d'arrivée de l'après-midi. La fin de la descente de la vallée d'Ossau se termine dans un défilé, puis après cette remontée vers le nord, à Laruns, nous reprenons la direction du retour, c'est-à-dire vers l'est, mais la légende des cols pyrénéens est encore devant nous, et si le nom de ces cols est connu avant tout grâce au Tour de France, il faut bien admettre qu'ils sont vraiment majestueux. Nous gravissons donc l'Aubisque (1709 m). La montée est super chouette. Le site de Gourette est une merveille et seuls les 5 derniers kilomètres après Gourette sont défoncés et moins roulants. Chapeau bas aux cyclistes qui se font les 12 km d'ascension depuis les Eaux-Bonnes. Le versant Est est encore plus impressionnant quand on pense Tour de France, car la route est bien plus étroite et se fait à flanc de falaises escarpées. On passe alors dans le Val d'Azun (une des seules vallées pyrénéennes orientées est-ouest) et on remonte (montée courte de 2 km) sur le Soulor (1474 m) pour basculer ensuite sur une route toujours aussi impressionnante vers Arrens_Marsous et Aucun où nous passerons la nuit. Cette journée aura été plus courte que la précédente car la route en Espagne a été très roulante : 250 km en comptant un aller-retour vers Argelès-Gazost toute proche. Samedi, on chauffe les pneus en prenant une départementale charmante à flancs de coteaux qui longe le versant au sud d'Argelès et qui nous permet de rallier Pierrefitte-Nestalas. Le rythme est très pépère. Heureusement, car je me ferai surprendre par une plaque de gravillons au milieu d'un virage et l'arrière fera un bel écart que Domi me confirmera avoir vu, les gestes que je lui ai faits pour l'avertir étant inutiles. Et oui, lire la carte en roulant et faire attention à l'état de la route sont incompatibles. Personne sur cette route... avant de plonger dans la cohue de la montée vers Cauterets. Beurk, dégoûté par le monde ! autant de monde dans les deux sens, impossible d'apprécier. Ce sera nettement mieux en redescendant. On prolongera la route jusqu'au nid à touristes qu'est le Pont d'Espagne. Superbe lieu que l'hôtesse qui, gentiment, gardera nos sacs essaiera de nous vendre quand elle nous verra revenir à peine une demi-heure plus tard. Mais marcher sur une autoroute à touristes, non ! on était venu rouler alors on a continué à rouler. La route entre Cauterets et le Pont d'Espagne est une superbe route de montagne, avec ses lacets. Retour à Pierrefitte, puis Luz-St-Sauveur et l'ascension vers Gavarnie que nous éviterons soigneusement pour bifurquer à Gèdre vers le cirque de Troumouse que nous ne verrons pas pour cause de route à péage, préférant le barrage des Gloriettes (1668 m). La route y est étroite et défoncée à souhait. On n'y croisera ni sportive, ni Gs. ;o) Retour à Luz et ascension d'un géant : le Tourmalet avec ses 18 km d'ascension. Très roulante jusqu'à Barèges puis route de montagne. Le dernier kilomètre est très pentu. Et cette belle route est recouverte l'hiver d'un manteau neigeux : celui du plus grand domaine skiable des Pyrénées : Barèges-La Mongie. A 2115 m, les cyclistes arrivés au sommet se font photographier au pied de la stèle. Dominé par le Pic du Midi de Bigorre, ce sommet mythique est noir de monde. Nous nous garons en encadrant une Gs ; celle-ci partie, une Devanture italienne vient prendre sa place, détonante par sa lourdeur au milieu de la légèreté de nos montures. ;o) Après la descente dans la vallée de Campan, ce sont les 12 km d'ascension de l'Aspin (1489 m). Sur le parcours, je ferai mon premier et seul stoppie pour ne pas rentrer dans un touriste lui-même stoppé (mais pas à la même vitesse) par un autre gars occupé à filer une gâterie à un âne. L'âne a dû trouvé cet endroit idéal (Payolle) pour, planté au milieu de la route, pratiquer un péage auprès des vacanciers. Depuis Arreau, l'entrée de la vallée du Louron évitée à l'aller pour prendre le col d'Azet s'est révélée être une route de pur bonheur. Ajoutez-y le Peyresourde et voilà une belle manière de dire au revoir à ces fabuleux cols pyrénéens, qui ne nous auront pas déçus. Après Luchon et le retour dans la vallée (avec son lot de mouches et bestioles qui viennent se scratcher sur nos visières, absentes jusqu'alors pour cause d'altitude sûrement) sous une chaleur accablante, le col des Ares à 797 m présente peu d'intérêt en regard de ses prédécesseurs. On y verra quand même un groupe d'une trentaine de motos, principalement des Harleys, que nous prendrons plaisir à saluer à la limite d'une crampe du bras. ;o) Et puis, arrêtés pour admirer le paysage, nous verrons débouler un gars en vieux Gold à la recherche d'un groupe de motos. Sacrément à la traîne, le gars n'a pas eu l'air démoralisé et est reparti traquet-traquet. La route entre St-Girons et Foix est superbe pour le motard qui aime envoyer du gros, car les virages y sont particulièrement larges. On y retrouvera nos kékés en goguette : et vas-y que je balade en sandales et bermuda sur de la Hornet. Un radar installé dans un bled de trois fermes limité à 70 sera perspicacement annoncé par un automobiliste sympa. Et retour maison sous une chaleur étouffante... En conclusion de ce périple de 1014 km ? que du bonheur d'être un motard voyageur ! 1000 bornes en 3 jours, c'est pas un kilométrage excessif mais n'oubliez pas deux choses : on est des petits bras en sportives, et puis un km pyrénéen ne vaut pas un km d'autoroute. ;o) La sportive (enfin la sportive la plus GT du marché, j'ai nommé les Ninja) est parfaitement adaptée à ce type de parcours, où légéreté, vivacité et... puissance font merveille. Le confort est excellent. Seule la position en appui lors d'une grosse descente où il faut freiner souvent est galère. Cet avis sur la sportive n'est visiblement pas partagée par tous, car sur ces sommets, nous n'avons croisé ni doublé aucune sportive. Nous avons vu (je sens votre fierté exacerbée) plein de Gs, des petites mais surtout des grosses, d'autres Bm, des RT accompagnées des inévitables roule-toujours en Pan et puis, ô surprise pour moi, beaucoup de customs faisant du tourisme. Je n'ai pas compté mais peut-être plus d'étrangers que de français : espagnols voisins mais aussi italiens (dont 2 couples sur 2 1100 rouges doublés à plusieurs reprises) et allemands. Cet échantillon de Gs rencontrés nous aura permis de vérifier qu'une Moto de kékés va plus vite qu'une Gs, mais personns ici n'en doutait. ;o)) Mais les sprotifs du coin roulent apparemment sur les quelques virages en plaines ou entre deux troquets. Le week-end du 15 août est un peu trop le rendez-vous des touristes (mais on en était, alors...). Ceci a quand même l'avantage de nous avoir évité la présence des camions. Enfin, nos pneus sont bien ronds. Il y manque quelques millimètres de gomme mais pour nous, ce sont quelques bons souvenirs de plus en motardie. Et Domi, qui quand elle a débuté n'aimait pas les virages, en redemande maintenant et progresse à grands pas. Elle commence à sucer ma roue et bientôt me fera l'exter dans une épingle. Merci de m'avoir lu, en espérant vous avoir fait passer un peu de ce bonheur de rouler. Et au prochain périple pyrénéen, puisque nous n'avons pas fait la vallée d'Aspe et le Somport et les cols du pays basque. -- Phil A+ De la géniale catégorie des croyants cornaquistes non-pratiquants Copyright Bému GSR3 Par Phil [NoFlatPhil]
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